Mariette est en stage gratifié à la Banque Alimentaire de Toulouse et sa Région par l’intermédiaire de la Boutique des Sciences. Ses missions portent sur la réalisation d’une étude sociologique répondant à des problématiques et questionnements internes à la Banque Alimentaire, à savoir l’impact de la structure sur les salarié·es en insertion. Les missions alternent entre temps d’observation participante sur le terrain, rencontres avec les enquêté·es, et temps de recherche et d’analyses effectués à distance.
Comment s’est passée ta recherche de stage ?
Alors ma recherche de stage c’était en janvier 2025. J’avais déjà démarché toutes les structures qui m’intéressaient dans mon champ de recherche et j’avais été refusée par tout le monde, donc j’étais un peu désespérée. Et puis d’un coup, j’ai trouvé une offre de stage de la Boutique des Sciences pour faire des recherches sur des thématiques locales et j’ai postulé. À la base, j’avais postulé pour une recherche spécifique plus en lien avec mon mémoire, mais ils avaient déjà quelqu’un du coup ils m’ont réorienté vers une autre recherche sur la Banque Alimentaire à laquelle j’ai été prise.
Quel est ton sujet de mémoire et comment tu l’articules avec ton stage ?
Mon sujet de mémoire porte sur les parcours migratoires des migrant·es sans papier tunisien·nes donc pour le coup, il n’y a pas vraiment de lien avec mon stage. Enfin… je suis beaucoup avec des personnes immigrées, mais je peux pas en faire un terrain pour mon mémoire. Mais je trouve ça plutôt bien de le dire parce que j’appréhendais au début et en fait je me rends compte que c’est complètement possible de faire deux recherches séparées. Au final, c’est intéressant ça me donne vraiment l’occasion de découvrir un champ que je connaissais pas et j’ai quand même le temps de combiner les deux donc je suis contente.
Quels défis as-tu relevé et quelles ont été tes facilités ?
Les défis que j’ai relevé, je dirais que c’est vraiment le fait d’être en charge d’une recherche complète alors que j’ai même pas fini mon mémoire et que je suis encore étudiante parce qu’en soit j’avais jamais fait ça. Mais je me suis vite rendue compte que j’avais tous les outils pour le faire et que j’étais bien accompagnée. Je dirais que mes facilités c’est vraiment le fait d’aimer aller voir les gens, de présenter ma recherche, de poser des questions.
Quelles compétences as-tu développé ?
Les compétences que j’ai développé, je dirais vraiment que c’est le fait de m’affirmer dans l’organisation et les directions de la recherche parce que c’est vrai qu’on est bien accompagné, mais c’est aussi beaucoup de personnes différentes qui peuvent avoir des attentes différentes. Donc il faut réussir à mettre des limites et à s’imposer en fonction de nos compétences de ce qu’il est possible de faire ou pas. C’est aussi moi qui gère mon emploi du temps en fonction des temps où j’ai besoin d’aller sur le terrain et d’autres où je suis plus sur des recherches et analyses, et du coup ça aussi c’est une liberté que j’ai appris à gérer.
Ton stage te permet-il de te créer un réseau et de t’ouvrir des perspectives professionnelles ?
Alors je sais pas si mon stage me permet vraiment d’ouvrir un réseau en tant que tel, mais par contre c’est vrai que la Banque Alimentaire est en lien avec 120 associations partenaires donc je fais beaucoup de rencontres avec des professionnel·les. Je suis beaucoup sur le terrain, notamment dans des associations que j’avais du mal à contacter et dans lesquelles j’avais du mal à rentrer avant, donc ça c’est cool. Ça me permet vraiment d’avoir un aperçu global du tissu associatif de Toulouse.
Est ce que tu te verrais poursuivre professionnellement dans le domaine de ton stage ?
Je sais pas si je me verrais poursuivre professionnellement à la Banque Alimentaire en soi, mais par contre c’est vrai que j’aime vraiment la posture transversale de la chercheuse à la fois sur le terrain et à la fois avec ces temps réflexifs d’analyse. Je pourrais me voir continuer dans cette voie et faire des expertises ou des diagnostics territoriaux sur des problématiques sociales.
Quels conseils donnerais-tu aux futur·es étudiant·es MISS ?
Les conseils que je donnerais aux futur·es étudiant·es, c’est vraiment d’élargir le champ de recherche parce que moi au début j’étais assez rigide sur le fait de trouver un stage en lien avec mon mémoire et j’avais que des refus, et puis finalement je suis tombée sur cette offre de stage sans lien direct et ça se passe super bien. Et je conseillerais aussi de guetter les offres de stage de la Boutique des Sciences parce que cette année ils en proposaient neuf et je sais qu’ils vont renouveler l’année prochaine. C’est un dispositif qui fait le lien entre les centres de recherche et les acteur·ices de terrain, moi je trouve la posture intéressante.