Enquête Ecole : 4 notions clés pour questionner la continuité des parcours dans l’accompagnement social

L’Enquête Ecole est un travail des étudiant.e.s en M1 MISS, répondant à une commande. Cette année universitaire 2023-2024, le master a été sollicité par le CLTSDS (Comité Local du Travail Social et du Développement Social). Ce dernier créé en 2019, est co-porté par le CD (Conseil Départemental) Haute-Garonne, le CRPA (Centre Régional des Personnes Accueillies / Accompagnées) et la Croix-Rouge. Ils ont organisé en 2022 une table ronde sur la participation des personnes accompagnées, et se trouvant face à des difficultés pour exploiter ces données, ils ont sollicités le master MISS.

Pour la réalisation de cette enquête, la méthodologie sociologique des focus groups a été employée.

Méthodologie de l’enquête

La conduite de ce projet s’est déroulée en quatre temps : un travail de revue de littérature (scientifique et professionnelle), la conception du protocole d’enquête par focus groups, l’analyse des données récoltées puis l’organisation de la restitution.

  • Objectif : Mettre tous.tes les acteurices au même niveau pour partager leurs expériences et impressions avec bienveillance.
  • Analyse collective : Offrir une vue d’ensemble et une prise de conscience individuelle sur les dynamiques sociales impliquant différent.es acteurices.

Focus Groups

  • Participant⸱es : 6 focus groupes avec 4 groupes d’acteurices : des personnes concernées, des travailleureuses sociaux⸱ales (TS), des étudiantes et des cadres du social.
  • Organisation : Entre 3 et 4 étudiant⸱es de M1 par groupe, avec un⸱e maître.sse du temps, un⸱e animateurice, et des preneureuses de notes.
  • Outils : Enregistrement audio/vidéo suivi de la transcription.
  • Analyse : Utilisation du logiciel Taguette pour surligner et organiser les notions. Ajout d’une catégorie « autres » pour les sujets imprévus.

Pour conclure, l’Enquête Ecole permet d’apprendre la coordination collective par le biais de ce projet qui s’étale sur toute la première année du master, croisant savoirs théoriques et pratique du travail de terrain. Permet également la formation par l’apprentissage d’une nouvelle méthode de recherche et fourniture d’une analyse correspondante.

Cet article présente les 4 notions clés qui ont été développées pour interroger la continuité de parcours dans l’accompagnement social.

#1 Parcours

La notion de parcours émerge de plus en plus depuis les années 1970. Malgré de nombreux travaux de recherche concernant cette notion, il n’y a pas de consensus sur sa définition. Les sociologues associent la notion de parcours aux termes de bifurcation, de points de ruptures, de temporalité, de contexte ou encore d’intentionnalité. 

Pour bien comprendre la notion, nous pouvons utiliser la métaphore du tableau blanc. Sur ce tableau, nous avons l’individu qui naît dans certaines conditions socio-historiques. Sa vie est irrégulière, avec des bas et des hauts, des points de rupture, des bifurcations, des moments imprévisibles. 

Cette notion est importante à prendre en compte dans le travail social. En effet, les chercheurs mettent en avant que les institutions ne sont pas nécessairement à l’écoute des besoins des personnes accompagnées, elles doivent donc elles-mêmes faire le lien entre les différents dispositifs. Il est nécessaire de passer du travail sur autrui au travail avec autrui. 

Les focus groupe ont permis de mettre en avant les différentes causes de rupture dans le parcours des individus ainsi que les effets de ces ruptures sur les personnes concernées et les professionnels. 

Lors de ces focus groupe, les personnes concernées ont fait valoir la nécessité d’un accompagnement global et une prise en charge pérenne. Pour les cadres, le fonctionnement institutionnel apparaît comme une cause principale de rupture. Les travailleurs sociaux, eux, ont le sentiment de ne pas avoir les moyens de bien accompagner. Concernant les étudiantes, elles font la différence entre ce qu’elles peuvent voir en formation et la réalité de terrain. 

Finalement, les étudiant.es du master ayant réalisé cette enquête ont établi une analyse conjointe des différents propos des intervenant.es du focus groupe. Il en ressort alors différents points communs ;

  • Turn over
  • Les causes de rupture
  • Le pouvoir d’agir
  • Les conditions d’accompagnement

Un point de divergence à tout de même été mis en avant concernant la vision réflexive des personnes concernées. 

Le travail effectué sur l’analyse du parcours des personnes concernées a permis de proposer la création d’un projet d’action à destination des professionnel.les du monde social. En partant du constat de la présence d’une grande rupture de l’accompagnement social des personnes concernées, les étudiant.es de la promotion 2024/2025 du MISS ont pensé à la mise en place d’une Co-référence de manière à offrir une meilleure continuité de parcours de l’accompagnement social. Concrètement, cela consiste à mettre en place un suivi par deux travailleur.euses sociaux.ales référent.es par personne accompagnée. 

La mise en œuvre de ce projet repose sur la co-construction d’un contrat d’accompagnement en 3 mois avec des rendez-vous, la mise en place des modalités d’accompagnement et la planification des futurs rendez-vous (bilan). La mise en œuvre de l’accompagnement se fait par l’organisation du temps de travail (temps de coordination, de bilan, mise à jour de dossiers). Enfin, pour évaluer ce projet, ils s’appuieront sur des questionnaires et une analyse des données qu’ils partageront aux personnes concernées et en interne.

Une travailleuse sociale s’interroge sur l’expression “remettre la personne au centre de son parcours” : “Si la personne n’est pas déjà au centre de son propre parcours, qu’est-ce que cela signifie ? Que l’on imagine un parcours pour elle, et qu’on la met dedans ?”

Une personne concernée prend la parole sur le projet d’action de co-référence : si un ts rencontre des difficultés, il peut changer très facilement sa situation. A l’inverse, si une personne accompagnée souhaite changer de référent, la démarche est longue et laborieuse (rencontre avec la direction, justificatifs) pour changer de référent.

#2 Accompagnement

La notion d’accompagnement est transversale à tous les domaines du travail social, il est donc nécessaire de la définir et d’en connaître ses enjeux. 

A ce sujet, la sociologie apporte un éclairage sur les débuts de l’accompagnement dans le travail social où il était question d’une approche “trop contrôlante et unilatérale de l’action”, étaient alors majoritairement utilisés les termes “suivi” et “prise en charge”, où la personne bénéficiaire n’est pas actrice de son accompagnement. Ainsi, dans les années 1980, un changement de paradigme se met en place sur l’accompagnement dans le travail social avec le désir de transformer cet accompagnement.

Individualiser l’accompagnement est devenu la norme, nécessitant l’adaptabilité et la créativité des TS à chaque usager·e. C’est alors l’avènement de la démarche compréhensive de l’individu et son accompagnement. 

Les études menées par les TS elle·eux-mêmes ont apporté une vision concrète tirée de leurs expériences. Une approche de soutien à la dynamique individuelle et de prise en compte de la personne comme sujet de sa trajectoire est primordiale, en abandonnant la figure d’autorité et de contrôle que représentaient auparavant les TS. 

Résultats principaux

  • Nécessité d’une confiance réciproque entre les personnes accompagnées et leur TS.
  • Objectif d’horizontalité dans la relation.

Résultats selon les catégories d’enquêté.e.s

Les personnes concernées : volonté de participer aux choix et aux conditions de l’accompagnement, et importance du lien de confiance avec le ou la TS.

Les cadres : « enfermement institutionnel », accompagnement prolongé dans la même institution qui empêche les personnes accompagnées de se penser comme actrices de leur parcours.

Les TS : écart entre la théorie et la volonté institutionnelle. Ils.elles soulignent le défi de concilier les exigences institutionnelles avec l’autonomisation de la personne accompagnée.

Les étudiantes : réflexivité sur leur posture d’accompagnement, injonction à l’autonomie des personnes accompagnées

Les résultats des focus groupes apportent des nouveaux éléments qui n’apparaissent pas dans la revue de littérature, notamment la notion d’autonomie qui joue un rôle important sur le terrain. L’accompagnement nécessite une participation singulière des personnes et des professionnel·le·s, l’accompagnement se crée dans la relation, et implique une adaptabilité selon les personnes.

A améliorer : l’écoute, le temps d’accompagnement

Objectif : que les professionnel·le·s puissent adapter leurs pratiques aux besoins individuels des personnes et avoir une réflexivité sur leurs pratiques afin d’améliorer la relation d’accompagnement. 

Comment : évaluation de l’accompagnement par les accompagné·e·s et les TS 

Mise en place

  • Un rendez-vous hebdomadaire d’une heure par accompagné·e avec un·e TS de la structure externe à l’accompagnement. Le.la professionnel·le a une heure préalable à l’entretien pour se familiariser avec l’accompagnement évalué puis 30 minutes après l’entretien pour en noter les résultats. 
  • une réunion mensuelle des TS pour discuter des accompagnements et évaluer leurs pratiques. 
  • une réunion trimestrielle entre TS et les partenaires du dispositif évalué pour faire une restitution générale de l’accompagnement et adapter les moyens temporels, matériels et financiers pour l’améliorer. 

Un frein a été souligné dans la mise en place de ce projet d’action : la surcharge de travail des TS et le fait que cette action mènerait à un travail supplémentaire conséquent.

#3 Participation

L’une des notions essentielles explorée durant cette enquête est celle de participation. Sa définition est hétérogène selon les acteurs. Les expériences de participation sont également souvent confrontées à des problématiques de mise en place : participation virtuelle ou participation réelle ? Comment sont partagées les expertises et compétences des uns et des autres (qu’elles soient de vécu ou techniques) ? Quels sont les acteurs qui portent ces initiatives (institution ou groupe de personnes accompagnées?) ?  Quelle place pour chaque participant dans ces dispositifs ?  Est-on acteur·ice de sa propre vie quand on participe à quelque chose ? Retour sur les grandes réflexions soulevées par l’enquête.

Dans le sens commun, la participation désigne le fait de participer de manière active à quelque chose. La définition de ce terme revêt donc un caractère extrêmement flou. 

Historiquement, le terme de “participation” émerge au 19ème siècle, dans un contexte où les ouvriers veulent prendre part à la vie des entreprises. Dans les années 60, avec les mouvements étudiants, la notion de participation devient liée aux questions de démocratie. Intimement liée à la sphère politique, celle-ci s’étend aujourd’hui à divers champs d’intervention (urbain, santé, social…). Si la participation est théoriquement présentée comme une nécessité, et même reconnue comme un droit, son application n’est pas sans failles et difficultés. Il existe en effet nombre de “participation de surface” : consultation sans réelle écoute et prise en considération des avis des personnes concernées. 

Dans le champ de l’intervention sociale, le statut des personnes accompagnées a évolué.  Ces dernières ne sont plus considérées comme « assistées » mais comme « usagères ». Dans la littérature, la notion de  participation est décrite comme nécessaire à l’épanouissement de l’individu, qui doit pouvoir agir sur les situations qui le concernent. La participation donne à la personne accompagnée un statut d’experte, qui, peut, au centre de son parcours, prendre la parole, dans une démarche d’émancipation et d’empowerment. 

Aussi, s’intéresser à la “participation” permet de questionner et de renouveler les pratiques professionnelles. Avec l’idée de commencer à changer les institutions sociales en prenant en considération le regard des personnes accompagnées, et en mettant en lumière les dysfonctionnements structurels.

La mise en place de dispositifs qui soient vraiment participatifs n’est pas aisée, notamment à cause des surcharges de contraintes pour les personnes engagées dans ce type de processus. Beaucoup sont décrits comme des dispositifs de “participation précaire”, étant vécus par les personnes accompagnées comme une obligation à valider une décision déjà prise auparavant.

Les focus groupes ont permis de révéler les différentes perceptions de la notion de participation :

  • Pour les personnes accompagnées : la participation c’est avoir le choix, prendre ses propres décisions, et être placé·e au centre de l’accompagnement.
  • Pour les cadres : la participation c’est rendre les personnes accompagnées actrices de leur accompagnement, notamment en réunissant usager·es et professionnel·les pour discuter ensemble du projet d’accompagnement.
  • Pour les TS : la participation c’est écouter et prendre en compte la parole des personnes accompagnées, en favorisant leur pouvoir d’agir.
  • Pour les étudiant·es : la participation c’est mettre la personne accompagnée au centre de son dispositif et favoriser son pouvoir d’agir.

Tous·tes ces acteur·ices s’accordent sur la nécessité d’une participation efficiente pour un bon accompagnement.

Comment appliquer cette notion de participation sur le terrain ? 

  • Pour les cadres (les moins en contact avec les personnes accompagnées) : il y a cette volonté de faire de la participation, mais l’application reste abstraite
  • Pour les étudiant·es et TS : la participation doit venir de la personne accompagnée elle-même.
  • Pour les personnes accompagnées : il doit y avoir une complémentarité entre professionnel·les et personne accompagnées.

Une difficulté relevée : l’institutionnalisation du travail social rend difficile la participation et l’implication des usager·es dans leur accompagnement.

Le projet Particip’Action vise à mettre en place des groupes de travail réguliers mobilisant l’ensemble des acteur·ices. Ces groupes de travail sont conduits en plusieurs temps et sont chapeautés par un ou une sociologue associé·e.

  • Étape 1 : L’ ensemble des acteur·ices (cadres, TS, personnes accompagnées, étudiant·es) se réunissent en groupe de travail pour discuter d’une problématique. Un rapport de ces échanges est rédigé et des personnes référentes sont désignées pour explorer des pistes d’actions. 
  • Étape 2 : Les personnes référentes se réunissent pour se saisir des éléments identifiés dans la phase précédente. L’objectif de cette rencontre : proposer des pistes d’actions. 
  • Étape 3 : Mise en commun des pistes proposées par le groupe “Projet d’action” à l’ensemble des acteur·ices. Ce moment de mise en commun doit aussi permettre de discuter et d’ajuster les pistes d’actions proposées. 

Les propositions faites durant ces sessions de travail participatives sont appliquées dans les 6 mois suivant la remise des pistes d’action. Une évaluation des expérimentations est ensuite réalisée. 

Comment se fait-il que dans les dispositifs participatifs, parmi les personnes présentes autour de la table, seules les personnes accompagnées n’aient pas de rémunération ? Ici est soulevé la nécessité de penser un dispositif participatif permettant de rémunérer les personnes accompagnées, sans que cela n’ait par exemple d’incidence sur leurs revenus minimaux.

On observe une injonction paradoxale : la participation, pour qu’elle soit efficiente demande du temps mais on nous demande de faire plus de participation en nous retirant du temps et des moyens. La participation doit être systémique, présente à tous les niveaux : on ne peut pas penser la participation des personnes accompagnées si les professionnel.les n’ont pas cette possibilité de participation à leur niveau dans leur structure.

#4 Coopération et Coordination

La coopération et la coordination sont deux notions transversales au fondement de la sociologie. Elles sont inscrites dans la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale. Leur complémentarité est essentielle mais il apparaît nécessaire de les définir individuellement.

Coopération

Notre société se caractérise par une hyperspécialisation des rôles et des tâches de chaque individu, ce qui sous-entend que la coopération est cruciale pour s’organiser collectivement. Les études sociologiques ont mis en évidence l’existence de règles morales et symboliques qui caractérisent nos échanges. Ceci implique d’avoir des valeurs éthiques communes pour coopérer de manière efficace. De plus, les enjeux autour de la coopération évoluent. Ultérieurement, ils étaient assimilés à un travail entrepreneurial alors qu’aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement d’objectifs individuels et sectoriels. Le principe de coopération vise alors une continuité dans les prises en charge, et cela dans un espace de confiance.

Coordination

La coordination aborde la façon dont les individus s’ordonnent dans un ensemble cohérent. Cette notion renvoie aux normes sociales et au pouvoir hiérarchique. La coordination établit un cadre stable et soulève des enjeux de pouvoir, de domination, et de négociation entre individus. 

La coordination implique la production de règles et de normes afin de se rapprocher le plus possible d’un ordre stable. L’imposition de règles peut entraîner des dysfonctionnements et la création de zones d’incertitudes. Elle implique une négociation entre des structures et des individus qui peuvent se regrouper temporairement autour d’intérêts communs. L’analyse des politiques publiques mets en avant une forte volonté des pouvoirs publics de simplifier et unifier les dispositifs de santé. Cependant, l’analyse sociologique des politiques publiques agissant dans ce sens met en avant une faible articulation des différentes générations de dispositifs, des manques de moyens, d’évaluations et un faible appui sur les travaux scientifiques existants pour justifier la création de nouveaux dispositifs.

Interdépendance des deux notions

Ces deux notions étant établies, une corrélation apparaît entre ces dernières. En effet, à l’image du mille-feuille, la coopération et la coordination sont interdépendantes pour un partage d’objectifs communs.

Grâce aux focus groupes, des constats concernant la notion de coopération sont ressortis. De manière générale, cette notion est perçue positivement et est nécessaire pour un accompagnement global. Pour les enquêté·e·s, la coopération est centrale pour un soutien entre tous les professionnel·le·s. Elle permet également de lutter contre l’usure de ces derniers et des possibles turn-over. Cependant, les enquêté·e·s regrettent un possible manque de communication et rencontrent des difficultés à identifier les partenaires. Des divergences sont apparues, certains enquêté·e·s parlent d’un paradoxe dans les discours qui promeuvent la coopération.

Concernant la notion de coordination, trois niveaux ressortent :  

  • Organisationnel : manque de temps et surcharge de travail.
  • Institutionnel : critères sélectifs et divergences de méthodes.
  • Professionnel : conditions non réunies pour les cadres et les sociologues.    

Les enquêté·e·s s’entendent pour dire qu’au niveau institutionnel, la coordination est compliquée de par le cloisonnement des institutions. Quant au niveau des professionnel·le·s, il y a une importance du travail partenarial et d’une mise en place de stratégie d’adaptation. 

Afin de promouvoir la coordination et la coopération, la mise en place d’une carte interactive a été proposée. Les étudiant·e·s se sont inspirés du logiciel “Dora” et avaient pour objectif de créer un concept similaire avec une mise à jour plus régulière des structures médico-sociales pour les usager·ère·s. La carte permettrait de centraliser ces structures à différentes échelles : nationale, territoriale et par quartier. Cette proposition a suscité des questionnements chez les usager·ère·s. Ils·elles se demandaient quelle était la place de leur pouvoir d’agir sur la carte. Par ailleurs, il a été constaté par une professionnelle qu’il existait un site internet permettant de guider les usager·ère·s vers des structures médico-sociales, nommé “Soliguide”. Aussi, certains professionnel·le·s ont relevé une limite : celle des inégalités d’accès à cette plateforme pour les bénéficiaires. En effet, certains usager·ère·s ont évoqué une « fracture numérique » concernant les utilisations de ces outils numériques.