Lou est en stage gratifié de février à juin 2023 dans la Maison d’Enfants à Caractère Social (MECS) Merly à Toulouse. Elle accompagne les jeunes dans différents services de la MECS (collectif, studios individuel, appartements externes) et met en place des projets en lien avec l’interculturalité des jeunes accueillis.
Comment s’est passée ta recherche de stage ?
C’était une période plutôt stressante, j’ai candidaté à plusieurs endroits et j’ai reçu deux ou trois réponses négatives de suite. Mais j’avoue que ce qui m’a vraiment aidé à trouver mon stage c’est le réseau. Le fait de faire des entretiens sociologiques pour le mémoire, avec des professionnels, ça ouvre vraiment la porte à un lieu de stage. Et du coup j’ai trouvé mon lieu de stage au mois de décembre 2022, avec gratification.
Quel est ton sujet de mémoire et comment tu l’articules avec ton stage ?
Mon mémoire s’axe sur la question des jeunes dits mineurs non accompagnés, et plus précisément sur l’enjeu de leur double identité, à la fois celle d’étranger et celle de mineur à protéger. Là je suis dans un foyer qui accueille à la fois des jeunes de nationalité française mais aussi des MNA, donc j’ai vraiment une vue d’ensemble sur l’accompagnement de ce public là par les travailleurs sociaux, notamment sur les injonctions liées à l’objectif de régularisation au moment de la majorité des jeunes.
Quels défis as-tu relevé et quelles ont été tes facilités ?
Le principal défi c’est celui de travailler dans une MECS, donc finalement de vivre le quotidien d’un éducateur spécialisé alors que je suis pas vraiment formée à accompagner des jeunes qui bénéficient de la protection de l’enfance. Mais du coup je me suis vraiment rendue compte de l’importance du travail en équipe, mes collègues sont une super ressource et m’aident vraiment à gérer le quotidien avec les jeunes.
« Je me suis vraiment rendue compte de l’importance du travail en équipe. »
Quelles compétences as-tu développé ?
Les compétences que j’ai développé sont principalement des compétences de travailleur social. Evidemment je peux amener un regard sociologique à la structure et je suis missionnée sur d’autres activités, je mets en place des soirées débats par exemple, pour traiter des questions liées à l’interculturalité qu’il y a au sein de la MECS mais les principales compétences que je développe ça reste vraiment le travail avec un public vulnérable, la gestion de projets éducatifs et du quotidien.
Ton stage te permet-il de te créer un réseau et de t’ouvrir des perspectives professionnelles ?
Oui vraiment ! Après évidemment ça reste un réseau lié au champ de la protection de l’enfance. Donc j’ai eu l’occasion de rencontrer des travailleurs sociaux du Conseil Départemental, de la préfecture, d’autres structures. C’est assez large.
Selon toi, quel est l’intérêt pour les structures de recruter des étudiant.es MISS ?
Je pense vraiment qu’il faut qu’on se sente légitimes parce qu’on apporte un autre regard. Là par exemple, je travaille avec des travailleurs sociaux qui n’ont pas les mêmes connaissances sociologiques et nous on peut vraiment apporter un regard plus global sur les enjeux sociaux et politiques. Je pense que c’est vraiment essentiel.
« On peut vraiment apporter un regard plus global sur les enjeux sociaux et politiques. »
Quels conseils donnerais-tu aux futur.es étudiant.es MISS ?
Le principal conseil pour moi c’est vraiment de rapidement trouver un terrain d’enquête et ça c’est possible que grâce à la rencontre. Il ne faut vraiment pas hésiter à demander des entretiens, à aller voir du côté des associations, à demander des contacts après chaque entretien. Il faut se créer un réseau en fait.