Lila – Centre Social d’Empalot

Lila est en stage gratifié au Centre Social d’Empalot, à Toulouse, de mars à juillet 2023. Sa mission est de réaliser une étude sur les difficultés rencontrées par les femmes à Empalot afin d’améliorer la prise en charge du Centre Social.

Comment s’est passée ta recherche de stage ?

Ça a été un peu difficile, parce que j’ai pas réussi à approfondir ma recherche de stage au premier semestre. J’ai essayé dans un premier temps de demander à des structures qui travaillent autour des questions que je traite dans mon mémoire, mais ça s’est pas passé comme prévu. Je me suis retrouvée face à des portes fermées. Mais ça m’a permis de comprendre comment mieux aborder les professionnels par la suite. C’est en faisant fonctionner le réseau des intervenants venus dans le master que j’ai trouvé mon stage, au dernier moment, et je l’ai commencé en mars.

« C’est en faisant fonctionner le réseau des intervenants venus dans le master que j’ai trouvé mon stage, au dernier moment […] »

Quel est ton sujet de mémoire et comment tu l’articules avec ton stage? 

Mon mémoire porte sur la prise en charge associative des violences conjugales. C’est plutôt déconnecté de mon stage, puisque je suis en Centre Social. Le seul lien est mon usage de la sociologie du genre, par le biais de l’étude que je mène au Centre Social, qui porte sur les difficultés que peuvent rencontrer les femmes du quartier.

Quels défis as-tu relevé et quelles ont été tes facilités ?

Je me pensais prête à être dans un service au contact du public. En réalité, c’était un challenge de sortir de la bulle du théorique. Au début, je faisais beaucoup de recherches de mon côté et j’aurais peut-être dû aller plus tôt sur le terrain, au contact des gens. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus à l’aise donc c’est un défi que je suis contente d’avoir relevé ! 

« Au début, je faisais beaucoup de recherches de mon côté et j’aurais peut-être dû aller plus tôt sur le terrain, au contact des gens. Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus à l’aise donc c’est un défi que je suis contente d’avoir relevé ! »

Quelles compétences as-tu développé ?

J’ai approfondi mes compétences relationnelles en faisant de l’accueil public dans une structure sociale. J’ai conscience que la place de stagiaire est particulière, et c’est pour moi une facilité puisque je me mets moins de barrières étant donné que je suis dans une temporalité limitée. Je développe aussi mes compétences d’animation en réalisant des ateliers et entretiens en collectif. C’est quelque chose que je n’avais jamais fait.

Ton stage te permet-il de te créer un réseau et de t’ouvrir des perspectives professionnelles ?

Je pense que oui ! En sachant que je souhaite travailler dans le social et à Toulouse, c’est intéressant pour moi d’être au contact des structures sociales du coin. Ça me permets de commencer à mettre un pied dans le monde professionnel.

Selon toi, quel est l’intérêt pour une structure de recruter des étudiant.es en M.I.S.S ?

L’intérêt se trouve déjà dans la formation. La sociologie offre une vision intéressante des vulnérabilités et des difficultés que les personnes peuvent traverser. On les décortique par thèmes. Ça apporte un regard particulier dans la compréhension des vulnérabilités, et une prise de recul sur les pratiques.

Quelles conseils donnerais-tu aux futur.es étudiant.es MISS ? 

Et bien moi par exemple j’avais du retard dans mes recherches de stage et ça a généré du stress chez moi. Sachez que même si vous êtes en retard, c’est jouable de commencer votre stage en mars. Et même si c’est compliqué, ne vous arrêtez pas aux refus. Quand une porte se ferme, c’est pour qu’une autre s’ouvre! Et avec cette formation, on peut apporter des choses intéressantes à une structure, n’en doutez pas ! 

« Quand une porte se ferme, c’est pour qu’une autre s’ouvre! »