Laurène est en stage non gratifié de janvier à juin 2023 au sein du Centre Social de Bagatelle à Toulouse, au pôle Jeunesse et Famille. Sa mission est orientée autour de l’accompagnement à la scolarité.
Comment s’est passée ta recherche de stage ?
J’ai envoyé beaucoup de candidatures par mail, sur Toulouse, et j’ai eu beaucoup de réponses positives mais ça concernait des stages non gratifiés. En parallèle je faisais du bénévolat au CLAS (Contrat Local d’Accompagnement Scolaire) au sein du Centre Social de Bagatelle donc j’avais demandé à effectuer un stage dans cette structure. Normalement je devais être gratifiée mais ça ne s’est pas fait, donc j’ai continué de chercher d’autres structures qui pourraient m’accueillir. Finalement j’ai pas trouvé de stage pouvant être gratifié donc je suis revenue vers le Centre Social de Bagatelle en me disant autant faire mon stage dans un endroit que je connais et où je me sens bien.
Quel est ton sujet de mémoire et comment tu l’articules avec ton stage ?
Alors moi pour le coup ça s’articule très bien vu que mes missions de stage tournent autour de mon sujet de recherche. Je fais mon mémoire sur l’accompagnement à la scolarité mis en place par les acteurs de l’éducation populaire et dans ce Centre Social il y a vraiment cette dimension éducation populaire donc c’est vraiment mon sujet, je peux interroger les bénévoles qui y interviennent pour mon mémoire.
Quels défis as-tu relevé et quelles ont été tes facilités ?
Pour les séances d’accompagnement je dois mettre en pratique et de façon concrète des pédagogies particulières d’accompagnement pour les jeunes et les familles donc ça c’est un réel défi. Après, comme je suis pas gratifiée, je suis vraiment très libre de mener ma recherche pour mon mémoire comme je le veux. Je n’ai pas la pression donc ça se passe super bien et je me sens vraiment à l’aise.
« Je n’ai pas la pression donc ça se passe super bien et je me sens vraiment à l’aise. »
Quelles compétences as-tu développé ?
Le fait de faire mon stage dans un centre social ça me permet d’observer plein de choses, y compris sur les autres pôles que Jeunesse et Famille donc c’est intéressant, et sinon avec les jeunes je mets vraiment en place des pédagogies d’accompagnement donc c’est très concret.
Ton stage te permet-il de te créer un réseau et de t’ouvrir des perspectives professionnelles ?
Oui, franchement, le Centre Social a un rayonnement assez important donc je rencontre beaucoup d’acteurs de la scolarité, d’autres structures, d’autres coordinateurs CLAS lors de réunions par exemple donc oui ça me permet de créer mon réseau.
Selon toi, quel est l’intérêt pour les structures de recruter des étudiant.es MISS ?
Pour moi c’est l’apport en sociologie, le fait de faire une recherche sur une thématique en lien avec leur domaine d’action ça leur permet aussi d’avoir accès au travail que je produis, ça peut les amener à la réflexion et tout ça, c’est pas rien. Eux ils n’ont pas le temps, ils sont la tête dans le guidon.
« Avoir quelqu’un d’extérieur qui produit de la matière et du savoir sur leur domaine d’intervention ça leur est bénéfique je pense. »
Quels conseils donnerais-tu aux futur.es étudiant.es MISS ?
S’y prendre à l’avance, multiplier les candidatures, par mail mais aussi par appel et se rendre sur place. Avoir en tête leur objectif sans pour autant se limiter à une idée très précise pour ne pas se fermer de porte. Moi j’ai eu la chance de trouver un stage en lien avec mon sujet de mémoire mais il n’est pas gratifié. Mais j’ai la chance de pouvoir me permettre de faire un stage non gratifié.