
Caroline est en stage gratifié au Conseil Départemental de la Haute-Garonne au sein de la direction adjointe à la Jeunesse de mars à juillet 2023. Sa mission est liée aux notions de jeunesse et de précarité : état des lieux statistique et réalisation d’un schéma à destination des professionnels, recensant les différentes aides de droit commun. En plus, des missions transversales lui ont été attribuées, notamment dans l’accompagnement des membres du service sur les missions qui leur sont confiées.
Comment s’est passée ta recherche de stage ?
Dans l’ensemble ma recherche de stage s’est bien passée, je dirai que je m’y suis mise quand même un peu tard parce que j’ai commencé à chercher au début du mois de décembre. J’ai pu trouver un stage grâce aux entretiens que j’ai pu mener en parallèle pour mon mémoire, j’ai pu trouver mon stage dans les délais donc ça s’est très bien passé.
Quel est ton sujet de mémoire et comment tu l’articules avec ton stage ?
Alors je travaille depuis le début du mémoire sur les questions de jeunesse articulées aux questions de pauvreté, je suis en stage à la Direction adjointe à la jeunesse au Conseil départemental, donc ça me permet d’avoir une vue vraiment globale de tout ce qui se passe sur la Métropole et le département pour les jeunes, et dans les différentes missions qui me sont confiées pendant mon stage, je peux faire facilement le lien avec mon mémoire parce que les thèmes sur lesquels je travaille sont surtout autour de la jeunesse.
Quels défis as-tu relevé et quelles ont été tes facilités ?
Je suis éducatrice spécialisée à la base donc le premier défi ça a été de vraiment me remettre dans une démarche de recherche et dans quelque chose qui soit vraiment très universitaire et ça été un peu difficile pour moi au début. J’ai été très bien intégrée dans l’équipe, j’ai pu rapidement prendre mes marques et vraiment partir sur ce qu’on attendait de moi. Après, au niveau des facilités, l’équipe a grandement facilité mon intégration, ça a beaucoup joué. Ils m’ont reçu plusieurs fois avant le début de mon stage donc je connaissais déjà toute l’équipe et puis au delà de ça, mon expérience professionnelle en tant qu’éducatrice spécialisée m’a permis d’avoir des compétences que j’ai pu mobiliser sur le terrain.
« J’ai été très bien intégrée dans l’équipe »
Quelles compétences as-tu développé ?
Au niveau des compétences développées, ça va beaucoup plus être sur des choses universitaires, notamment autour de la méthodologie de travail, comment être méthodique, comment mener une enquête, ce sont les principales compétences que j’ai développé. Je peux rajouter la polyvalence parce qu’on doit être sur plusieurs choses à la fois, il faut pouvoir être opérationnel tout de suite, pour des réunions, des choses comme ça, etc…
Ton stage te permet-il de te créer un réseau et de t’ouvrir des perspectives professionnelles ?
Au niveau du réseau oui bien sûr parce que je suis au Conseil départemental, avec un réseau vraiment énorme, notamment à la Direction adjointe à la Jeunesse qui travaille beaucoup avec des associations et autres structures. Je connaissais pas Toulouse avant d’arriver en master donc ce stage m’aura vraiment permis de rencontrer des professionnels. Au niveau des perspectives professionnelles, je sais pas exactement ce que je vais faire après le master mais ce qui est sûr c’est qu’entre mon diplôme d’éducatrice et le master de sociologie, je suis sûre de pouvoir trouver quelque chose qui me corresponde vraiment.
« Ce stage m’aura vraiment permis de rencontrer des professionnels. »
Selon toi, quel est l’intérêt pour les structures de recruter des étudiant.es MISS ?
Je pense que la particularité de MISS c’est que c’est vraiment de la sociologie axée sur de l’intervention sociale donc pour moi c’est quelque chose qui est facilitant pour nous parce que je pense que la sociologie peut parfois être plus globale, ça peut être de la recherche et de la réflexion alors que là, on est axé sur de l’intervention sociale donc on avait déjà quelques bases sur comment tout se passe donc je pense que pour les structures c’est vraiment un avantage d’avoir des étudiants un peu dans le concret et dans le théorique. Et ensuite, les apports de la sociologie dans le travail social sont pour moi intéressants, donc pour les structures, il y a toujours un avantage à recruter des personnes qui sont en sociologie.
« Je pense que la particularité de MISS c’est que c’est vraiment de la sociologie axée sur de l’intervention sociale«
Quels conseils donnerais-tu aux futur.es étudiant.es MISS ?
Déjà je pense qu’il ne faut pas paniquer, en plus ce qui est bien dans les classes de master c’est qu’on est peu nombreux et c’est un avantage pour pouvoir s’appuyer sur les autres, créer du réseau et en parler ensemble. Ensuite, si on trouve pas de stage directement, commencer à faire en amont un repérage ou un état des lieux de ce qui pourrait nous intéresser, savoir ce qui est possible de faire. Et surtout, ne pas s’alarmer si nos premières demandes sont refusées, il y a toujours des solutions et ça va bien se passer.